L'ATELIER JEAN-CLAUDE GRUMBERG

Qui est Jean-Claude GRUMBERG ?

      

Grumberg

 

BIOGRAPHIE

Jean-Claude GRUMBERG est né à Paris en 1939 de parents juifs. Il exerça différents métiers comme celui de tailleur. Ce n'est que par la suite qu'il découvrira réellement l'univers théâtral en intégrant la compagnie Jacques Fabbri. Puis, il deviendra écrivain avec "Demain, une fenêtre sur rue" (1968) ou encore "Rixe" et "l'Atelier". Les thèmes qu'il aborde sont en général sombres.Il connaitra également une carrière de scénariste au cinéma avec "Les Années Sandwiches", de codialoguiste pour "Le dernier métro"...

Il reçut comme récompense pour son travail accompli le Grand Prix de l'Académie française en 1991, le Grand Prix de la SACD en 1999 et pour finir le Molière du meilleur auteur dramatique en 1991 pour "Zone libre" et en 1999 pour "L'Atelier".

 

OEUVRES

  • Si ça va, bravo
  • Sortie au théâtre
  • Vers toi Terre Promise
  • L'Atelier
  • Les Vacances
  • Rixe
  • Les Rouquins
  • À qui perd gagne
  • Adam et Ève
  • Le Duel
  • Conversation avec mon père
  • Amorphe d'Ottenburg
  • Linge sale
  • Rêver peut-être
  • Demain, une fenêtre sur rue
  • En r'venant d'l'expo
  • L'Indien sous Babylone
  • Maman revient, pauvre orphelin
  • Quatre commémorations
  • Dreyfus
  • Zone libre
  • Michu
  • La Vocation
  • Pinok et Barbie
  • Marie des grenouilles
  • Iq et Ox
  • Mon Père. Inventaire
  • Une leçon de savoir-vivre
  • L'Enfant Do
  • Les Courtes
  • La Nuit tous les chats sont gris
  • Quatre Pièces courtes
  • Le Petit Violon
  • Chez Pierrot
  • Les Autres
  • Ça va ?
  • Vers Toi Terre promise, Tragédie dentaire
  • Moi je crois pas !
  • Ma chère vieille terre
  • H.H
  • Votre maman                                                                                         

L'Atelier

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RÉSUMÉ

La scène se déroule à Paris en 1945 dans un atelier de confection. Dans cet atelier travaillent des femmes aux vies parfois complexes et difficiles. Avec l'arrivée d'une nouvelle finisseuse (Simone) leur train de vie semble totalement bouleversé. Cette juive dont le mari a été déporté tente de se faire une place au milieu de ces femmes au fort caractère : Madame Laurence, Mimi, Marie, Gisèle.

Les années passent et les liens se tissent entre les couturières. Le temps s'écoule, les vies évoluent, les instants de peine, de colère et de joie se succèdent. La complicité et la solidarité se font grandissantes. Parfois, Léon, patron de cette entreprise, vient troubler l’allégresse de ces femmes. Malgré les apparences parfois joviales de certaines, la guerre a laissé des traces dans les esprits. Les silences, les pleurs laissent paraître les moments insoutenables de la guerre.

Cette pièce, si tragique qu'elle soit, laisse transparaître la vie de couturières de l'après-guerre d'une manière la plus représentative possible. Jean-Claude GRUMBERG en nous relatant une partie de son existence, recrée au mieux l'angoisse causée par le traumatisme de la guerre tout en essayant de dédramatiser cette tragédie.

 

LES PERSONNAGES

  • Simone
  • Mimi
  • Léon
  • Hélène
  • Marie
  • Max
  • Gisèle
  • Madame Laurence
  • 1er presseur
  • Jean, 2e presseur
  • l'enfant
  • les deux mécaniciens

 

LES RECOMPENSES

Molière



  • le Molière de l'auteur pour Jean-Claude GRUMBERG
  • le Molière de la meilleure pièce de répertoire
  • le Molière de Metteur en scène pour Gildas BOURDET
  • le Molière de la révélation théâtrale pour Marie-Christine ORRY

 

 

 

JEAN-CLAUDE GRUMBERG EN PARLE

L'Atelier vu par la troupe "Les CHatignoLS"


LES PERSONNAGES

Hélène

Hélène : Stéphanie CEGARRA

"Pendant la guerre, elle s'est réfugiée en zone libre, mais on ne sait pas quelle vie elle y a menée. Après la guerre, elle est comme prisonnière de ses souvenirs. Non seulement elle ne peut pas oublier ses amis, sa famille, tous ses proches disparus, mais elle est hantée par l'idée que cet épisode tragique de l'histoire puisse tomber dans l'oubli. C'est ce qui explique son explosion de colère lorsqu'elle découvre l'acte de décès de Simone qui ne mentionne pas les camps."


SimoneSimone : Audrey BOSSAVIE

"Dès la première réplique du texte, on comprend que le mari de Simone a été déporté. Elle reste seule avec avec ses deux garçons qui ont passé la guerre en zone libre. Cette situation familiale rappelle celle de l'auteur lui-même et c'est sans doute pour cela que Simon apparaît comme le personnage central, qui ouvre la pièce et sans qui celle-ci ne peut continuer. Simone se caractérise par sa très grande détermination, d'abord dans la foi qu'elle accorde au retour de son mari, ensuite dans les démarches qu'elle entreprend pour obtenir une pension. Sa motivation ne semble pas être l'argent ni le désir d'officialiser la déportation de son mari et la responsabilité des autorités ; elle semble plutôt liée à la volonté d'accomplir son devoir à l'égard de son mari."

GisèleGisèle : Jacqueline VIALLE

"Gisèle n'est pas juive et, si elle n'est pas ouvertement antisémite, elle considère cependant que les juifs sont différents. Lorsqu'elle s'aperçoit qu'elle en côtoie sans le savoir, elle est toute étonnée. Elle irait même jusqu'à penser qu'ils ont une part de responsabilité dans la guerre. Pour elle, cette guerre s'apparente surtout à des soucis d'intendance. Elever des enfants, nourrir son mari en temps de guerre la préoccupent plus que tout le reste. Elle doit faire face à la pénurie."

Marie Marie : Séverine GIBEAU  Elise DUCARTON

"Pour Marie, la guerre n'existe pas réellement. Elle reste naïve face aux événements de la guerre. On le perçoit notamment lorsqu'elle demande à Simon si c'est son mari qui n'aime pas danser n'imaginant pas une seconde que celui-ci puisse avoir été déporté, fait prisonnier de guerre ou est simplement mort. Elle incarne l'avenir à la fois par son mariage et par sa grossesse."               

 

Marie






Mme LaurenceMadame Laurence : Monique CARON

"Parmi les ouvrières, elle est la seule à recevoir le titre de "madame" et elle occupe une place privilégiée dans l'atelier, près de la fenêtre. En effet, elle n'a pas tout à fait le même statut social que les autres : son mari n'est pas ouvrier, il est fonctionnaire. Or, pendant la guerre, elle et son mari ont été proches de la collaboration."



MimiMimi : Joceylne BOSSAVIE

"Pour Mimi, la guerre est vite oubliée : elle n'est pas juive, elle n'a pas de mari ni d'enfants qu'elle pourrait avoir perdus pendant le conflit et n'éprouve nulle tristesse, nulle amertume. Elle se sent prête à profiter des joies de la Libération. Son seul regret est de subir la pénurie et le rationnement, qui l'empêchent de profiter pleinement de la vie."


Léon

Léon : Francis PEZ

"Léon relate son histoire. Il raconte d'abord son aveuglement puis sa peur. Il évoque en même temps les conditions de vie de nombreux juifs en zone occupée : d'abord le port de l'étoile, après le recensement auprès de l'UGIF, puis les faux papiers, et enfin la nécessité de se cacher, de se terrer en attendant la fin de la guerre. Le premier acte de Léon quand il recouvre la liberté est de crier qu'il est vivant. C'est l'attitude qu'il adopte par la suite. Il refuse de se laisser envahir par le passé, par l'émotion, et engage chacun à vivre dans le présent. Il ne faudrait pas croire que cette volonté d'oublier s'apparente à de l'indifférence. C'est pour lui le seul moyen de survivre, de faire taire la colère et la douleur qui le font hurler."

1er Presseur 1er Presseur : Manu VARAILHON

         "Le presseur est le seul personnage à pouvoir témoigner des camps de concentration. S'il appartient aux survivants, il est marqué à jamais par cet épisode. Tout d'abord, il est le seul personnage à n'avoir pas de nom : cette perte d'identité rappelle le sort des prisonniers qui, à l'entrée des camps, étaient dépossédés de leur patronyme et identifiés par un numéro tatoué sur leur bras. Outre son nom, il a perdu toute sa vie d'avant-guerre : plus de famille, ni d'amis, plus de trace de sa vie professionnelle. De plus comme les autres survivants, il se distingue par sa résistance physique. Enfin, il porte les séquelles morales de son expérience concentrationnaire : il lui faut vivre alors qu'il sait et qu'il doit témoigner."

JeanJean, 2ème Presseur : Marcel CARON

 "Tout comme pour Marie, pour Jean la guerre n'a pas vraiment existé. Il ne se préoccupe pas de cette période révolue et s'intéresse davantage à son implication dans une cellule communiste.  "



Max

Max : Christophe AULMAN

 "Max apparaît tardivement dans la pièce. Il ose se rebeller contre Léon sans aucun détour et tente pas tous les moyens de lui faire admettre ses erreurs. "





Le mécanicienLe mécanicien : Christophe AULMAN






Le narrateurLe narratteur : Cédric GUILLONNEAU